Quelques jours avant vos règles, vous pourriez volontiers ajouter quelques heures à vos nuits. Les journées semblent plus longues, la concentration demande davantage d’effort et votre niveau d’énergie n’est clairement plus le même.
Puis les règles arrivent et, progressivement, vous retrouvez votre rythme habituel.
Lorsque cette fatigue revient régulièrement à la même période du cycle, elle peut faire partie des manifestations du syndrome prémenstruel (SPM).
Mais pourquoi peut-on se sentir particulièrement fatiguée avant les règles ? Et surtout, comment savoir si cette baisse d’énergie est réellement liée au cycle ?
Pourquoi peut-on être plus fatiguée avant les règles ?
Au cours d’un cycle menstruel, les taux d’œstrogènes et de progestérone évoluent naturellement.
Après l’ovulation, pendant ce que l’on appelle la phase lutéale, la progestérone augmente avant de diminuer à l’approche des règles. Les œstrogènes connaissent également des variations.
Ces changements hormonaux font partie du fonctionnement normal du cycle. Mais toutes les femmes n’y réagissent pas de la même manière.
Chez certaines, cette période passe presque inaperçue. Chez d’autres, elle peut s’accompagner d’une baisse d’énergie, d’une plus grande fatigabilité ou d’autres manifestations du syndrome prémenstruel.
Et il n’est pas nécessaire d’être complètement épuisée pour ressentir cette différence.
Parfois, c’est simplement l’impression que tout demande un peu plus d’énergie que d’habitude.
À quoi ressemble la fatigue liée au SPM ?
La fatigue avant les règles ne se manifeste pas forcément par une envie irrépressible de dormir.
Elle peut être plus diffuse.
Vous pouvez par exemple constater que vous avez moins d’énergie en fin de journée, que vous récupérez moins facilement ou que certaines tâches habituellement simples vous demandent davantage d’effort.
La concentration peut également être moins facile et la fatigue peut se mêler à d’autres manifestations prémenstruelles, comme l’irritabilité ou une sensibilité émotionnelle plus importante.
C’est d’ailleurs ce qui peut rendre cette période particulièrement inconfortable : les symptômes ne se présentent pas toujours isolément.
Une journée chargée reste une journée chargée. Simplement, certains jours du cycle, vous avez peut-être un peu moins de ressources pour la traverser.
Comment savoir si cette fatigue est liée au cycle ?
Le meilleur indice n’est pas uniquement l’intensité de la fatigue.
C’est son rythme.
Si vous remarquez que votre énergie diminue régulièrement dans les jours qui précèdent vos règles, puis revient progressivement à votre niveau habituel avec leur arrivée, ce caractère cyclique peut être un indice intéressant.
Pendant deux ou trois cycles, vous pouvez simplement noter :
- les jours où vous vous sentez particulièrement fatiguée ;
- l’arrivée de vos règles ;
- la qualité de votre sommeil ;
- les éventuels autres symptômes qui apparaissent au même moment.
Pas besoin d’un tableau compliqué. Quelques notes dans votre téléphone ou votre agenda peuvent suffire.
Avec le temps, un schéma peut apparaître.
Ce n’est pas seulement “je suis fatiguée”. C’est “je remarque que je suis plus fatiguée à cette période précise de mon cycle”.
Que peut-on faire lorsque l’énergie baisse avant les règles ?
Il est tentant de chercher immédiatement quelque chose qui puisse faire disparaître la fatigue.
Mais commencer par observer cette période permet déjà d’adapter un peu son quotidien.
Protéger son sommeil
Une période de fatigue n’est probablement pas le meilleur moment pour rogner davantage sur ses nuits.
Conserver des horaires aussi réguliers que possible et créer des conditions favorables au sommeil peut aider à ne pas ajouter un manque de sommeil à une fatigue déjà présente.
Continuer à bouger
Quand l’énergie baisse, l’envie de faire du sport peut suivre le même chemin.
Pourtant, une activité physique régulière fait partie des habitudes généralement recommandées pour la santé et le bien-être. Il ne s’agit pas nécessairement de maintenir la même intensité tous les jours : marcher, bouger et adapter son activité à son niveau d’énergie compte aussi.
Garder une alimentation régulière et variée
Lorsque l’on est fatiguée, les repas pris rapidement ou sautés sont rarement les meilleurs alliés.
Une alimentation variée et équilibrée, ainsi qu’une hydratation suffisante, restent des bases simples mais importantes.
Anticiper cette période lorsque c’est possible
C’est probablement l’intérêt le plus concret du suivi du cycle.
Si vous savez que votre énergie baisse régulièrement pendant quelques jours, vous pouvez parfois éviter d’y concentrer tout ce qui demande le plus de ressources.
On ne peut évidemment pas déplacer une réunion, les devoirs des enfants et toute sa vie parce que ses règles approchent.
Mais savoir que cette période existe permet au moins de ne plus la découvrir chaque mois.
Et si la fatigue ne disparaît pas après les règles ?
C’est un point important.
La fatigue est extrêmement fréquente et peut avoir de nombreuses causes. Le manque de sommeil, le stress ou certaines carences et situations médicales peuvent notamment intervenir.
Une fatigue persistante ne doit donc pas être automatiquement attribuée aux hormones ou au syndrome prémenstruel.
Si elle est importante, inhabituelle, s’aggrave, persiste tout au long du mois ou a un impact marqué sur votre quotidien, parlez-en à un professionnel de santé afin d’en rechercher la cause.
Le cycle peut être un indice. Il ne doit pas devenir l’explication automatique de tout.
Et les compléments alimentaires en cas de fatigue avant les règles ?
Lorsqu’une baisse d’énergie fait partie d’un ensemble de manifestations qui reviennent avant les règles, certaines femmes envisagent un complément alimentaire pour accompagner cette période.
Mais là encore, le point de départ devrait être le besoin.
Une formule destinée au syndrome prémenstruel ne se juge pas uniquement au nombre d’ingrédients affichés sur son étiquette. Il est utile de comprendre ce qu’elle cherche à accompagner, quels actifs ont été choisis, à quels dosages et pour quelles raisons.
C’est justement pour cela que nous avons consacré un article entier à cette question :
→ Comment choisir un complément alimentaire pour le SPM ?
[Lien vers l’article]
Pour aller plus loin
La fatigue n’est qu’une des façons dont le syndrome prémenstruel peut se manifester.
Si vous constatez également davantage d’irritabilité, des émotions plus intenses ou simplement que plusieurs choses semblent changer dans les jours qui précèdent vos règles, vous pouvez retrouver l’ensemble de nos explications ici :
→ Découvrir le dossier Syndrome prémenstruel (SPM)
[Lien vers la page pilier]
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