Vous dormez. Vous continuez à faire vos journées. Sur le papier, rien n’a vraiment changé.
Et pourtant, vous avez parfois l’impression d’avoir moins de réserve qu’avant.
Une journée chargée vous demande davantage d’énergie. Vous récupérez moins vite. Certains jours tout va bien, et d’autres commencent avec cette sensation d’être déjà fatiguée avant même d’avoir vraiment commencé.
À l’approche de la préménopause, certaines femmes remarquent une évolution de leur niveau d’énergie.
Mais pourquoi cette fatigue peut-elle apparaître ? Et surtout, comment savoir si les hormones sont réellement en cause ?
La fatigue peut-elle être un signe de préménopause ?
La fatigue peut faire partie des changements ressentis pendant la transition vers la ménopause.
Mais elle pose un problème assez évident : elle n’est absolument pas spécifique à la préménopause.
Une période de stress, des nuits moins réparatrices, une alimentation déséquilibrée, certaines carences ou différents problèmes de santé peuvent également entraîner une fatigue.
C’est donc rarement la fatigue seule qui permet de comprendre ce qui se passe.
Elle devient plus intéressante à observer lorsqu’elle apparaît en même temps que d’autres changements : cycle qui évolue, sommeil différent, bouffées de chaleur, variations d’humeur ou difficultés de concentration.
Pourquoi l’énergie peut-elle changer pendant cette période ?
Pendant la préménopause, le fonctionnement des ovaires évolue et les niveaux d’œstrogènes et de progestérone deviennent plus fluctuants.
Mais résumer la fatigue de cette période à « vos hormones baissent » serait beaucoup trop simple.
Plusieurs facteurs peuvent se combiner.
Et c’est probablement ce qui explique pourquoi la fatigue n’est ni identique ni constante chez toutes les femmes.
Le sommeil joue souvent un rôle important
C’est la première piste à regarder.
Un sommeil plus léger, davantage de réveils nocturnes ou des sueurs nocturnes peuvent progressivement réduire la qualité de la récupération.
Et le lien n’est pas toujours évident.
Vous pouvez avoir l’impression d’avoir dormi suffisamment en nombre d’heures, tout en constatant que vous ne vous réveillez plus avec la même énergie qu’avant.
Lorsque les mauvaises nuits se répètent, leurs effets peuvent naturellement se faire sentir pendant la journée.
Nous avons consacré un article entier à cette question :
→ Pourquoi dort-on moins bien après 40 ans ?
Les bouffées de chaleur peuvent aussi fatiguer… indirectement
Une bouffée de chaleur ne provoque pas nécessairement de fatigue en elle-même.
Mais lorsqu’elle survient régulièrement la nuit et perturbe le sommeil, la récupération peut devenir plus difficile.
C’est encore une bonne illustration de ce qui se passe pendant la préménopause :
un symptôme peut en influencer un autre.
Sommeil perturbé, fatigue et concentration moins facile peuvent ainsi parfois être liés entre eux plutôt que constituer trois problèmes totalement indépendants.
Et si vous n’avez pas de bouffées de chaleur ?
Vous pouvez malgré tout ressentir davantage de fatigue.
C’est important, car la préménopause est encore très souvent racontée à travers un seul symptôme : les bouffées de chaleur.
Or toutes les femmes n’en ont pas.
Chez certaines, les changements les plus présents concernent davantage le sommeil, l’énergie, l’humeur ou la concentration.
Il est donc plus utile d’observer ce qui change pour vous que de chercher à correspondre à une description « type » de la préménopause.
Il y a aussi… la vie autour des hormones
On pourrait facilement tout mettre sur le dos des hormones après 40 ans.
Ce serait pratique. Mais pas très juste.
Cette période de vie peut également être particulièrement dense : responsabilités professionnelles, enfants ou adolescents, organisation familiale, parents qui vieillissent, charge mentale…
Et parfois tout cela en même temps.
La fatigue peut donc résulter de plusieurs facteurs qui se superposent.
Les fluctuations hormonales peuvent faire partie de l’équation sans nécessairement expliquer toute l’équation.
Pourquoi certains jours sont-ils beaucoup plus difficiles que d’autres ?
C’est une remarque fréquente : la fatigue n’est pas forcément régulière.
Certains jours, votre énergie semble parfaitement normale. Puis une période plus difficile arrive sans raison évidente.
Les fluctuations caractéristiques de la préménopause peuvent contribuer à rendre certains changements moins prévisibles.
Le sommeil, le stress, l’activité physique ou simplement l’intensité des journées précédentes peuvent également modifier votre niveau d’énergie.
C’est pourquoi observer son état sur plusieurs semaines est souvent plus utile que de tirer des conclusions après quelques jours difficiles.
Et le magnésium ?
Le magnésium est souvent associé à la fatigue, et pour une bonne raison : il contribue à réduire la fatigue et au fonctionnement normal du système nerveux.
Cela ne signifie pas pour autant qu’une fatigue apparue pendant la préménopause traduit automatiquement un manque de magnésium.
Ni que prendre du magnésium permettra nécessairement de répondre à toutes les causes possibles de cette fatigue.
L’alimentation reste la première source de magnésium et, lorsqu’un complément est envisagé, il est utile de regarder sa forme, son dosage et la raison pour laquelle il est utilisé.
Nous avons consacré un article spécifique à ce sujet :
→ Fatigue après 40 ans : le rôle du magnésium chez la femme
Comment retrouver davantage d’énergie ?
Il n’existe évidemment pas une solution universelle.
Mais avant de chercher à « booster » son énergie, il peut être utile de regarder ce qui pourrait justement être en train de l’épuiser.
Commencer par le sommeil
Si vos nuits ont changé, c’est probablement l’un des premiers éléments à prendre en compte.
Horaires relativement réguliers, environnement propice au sommeil, exposition à la lumière, caféine ou alcool peuvent notamment influencer la qualité des nuits.
Maintenir une activité physique régulière
Cela peut sembler contre-intuitif lorsqu’on est fatiguée, mais une activité physique adaptée et régulière participe au maintien de la santé générale et peut également favoriser le sommeil.
Il ne s’agit évidemment pas de s’imposer un entraînement supplémentaire lorsqu’on est épuisée.
Bouger régulièrement compte davantage que chercher la performance.
Regarder son alimentation dans son ensemble
Avant de chercher un ingrédient miracle, revenir aux bases reste pertinent : alimentation variée, apports suffisants et repas réguliers.
Une fatigue persistante peut également justifier de discuter avec un professionnel de santé de l’éventualité d’une carence ou d’une autre cause.
Observer plutôt que subir
Pendant quelques semaines, noter simplement votre niveau d’énergie, votre sommeil et les éventuels changements du cycle peut permettre de faire apparaître certains liens.
Pas besoin d’un suivi compliqué.
Quelques repères suffisent parfois à comprendre que les journées les plus difficiles ne sont finalement pas aussi aléatoires qu’elles le semblaient.
Quand la fatigue mérite-t-elle d’être explorée ?
C’est un point important.
Parce qu’on est dans la quarantaine ou en préménopause, il peut être tentant d’attribuer automatiquement une fatigue nouvelle aux hormones.
Pourtant, de nombreuses autres causes peuvent être impliquées.
Si votre fatigue est persistante, importante, apparaît brutalement ou affecte significativement votre quotidien, parlez-en à un professionnel de santé.
Il pourra notamment déterminer s’il est pertinent de rechercher d’autres causes.
La préménopause est une explication possible. Elle ne doit pas devenir une explication automatique.
Et les compléments alimentaires ?
Lorsqu’on se sent fatiguée, la tentation est grande de chercher directement « quoi prendre ».
Mais pendant la préménopause, la fatigue peut s’inscrire dans un ensemble plus large : sommeil perturbé, variations d’humeur, bouffées de chaleur ou autres changements peuvent coexister.
Avant de choisir un complément, mieux vaut donc commencer par identifier ce que vous cherchez réellement à accompagner.
Une formule centrée uniquement sur l’énergie n’aura pas nécessairement la même logique qu’une formule pensée pour accompagner plusieurs changements de cette période.
→ Comment choisir un complément alimentaire pour la préménopause et la ménopause ?
Pour aller plus loin
Si votre énergie a changé en même temps que votre sommeil, votre cycle ou d’autres repères, il peut être utile de regarder ces changements dans leur ensemble.
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