Pendant des années, vos règles sont arrivées sans que les jours précédents soient particulièrement difficiles.
Puis quelque chose change.
Vous remarquez davantage de fatigue. Votre patience diminue plus facilement. Certains mois sont plus inconfortables que d’autres. Ou au contraire, un symptôme qui vous gênait auparavant semble avoir disparu pour laisser place à un autre.
Le syndrome prémenstruel n’est pas forcément identique tout au long de la vie.
Il peut évoluer, changer d’intensité et même se manifester différemment d’un cycle à l’autre.
Alors pourquoi le SPM peut-il changer avec le temps ?
Le SPM n’est pas figé
Le syndrome prémenstruel correspond à un ensemble de manifestations physiques et émotionnelles qui apparaissent pendant la période précédant les règles.
Mais il n’existe pas un SPM identique pour toutes les femmes — ni nécessairement un SPM identique toute sa vie.
Certaines connaissent surtout des inconforts physiques. D’autres remarquent davantage de fatigue, d’irritabilité ou de variations émotionnelles.
Et cette combinaison peut évoluer.
C’est pourquoi une femme qui connaissait très bien son cycle peut avoir, quelques années plus tard, l’impression que les règles du jeu ont légèrement changé.
Pourquoi les symptômes peuvent-ils changer d’un cycle à l’autre ?
Les fluctuations hormonales font partie du fonctionnement normal du cycle menstruel. Mais elles ne sont pas le seul élément susceptible d’influencer la façon dont cette période est vécue.
Le quotidien change lui aussi.
Un sommeil moins réparateur, une période particulièrement stressante, une activité physique différente ou simplement davantage de fatigue peuvent modifier la manière dont on ressent certains jours du cycle.
Cela peut expliquer pourquoi un mois semble relativement simple alors que le suivant l’est beaucoup moins.
Observer son SPM sur plusieurs cycles est donc souvent plus instructif que de tirer des conclusions à partir d’un seul mois.
Le SPM peut-il évoluer avec l’âge ?
Oui, la façon dont les symptômes prémenstruels sont ressentis peut évoluer au cours de la vie reproductive.
Le cycle lui-même n’est pas immuable. Il peut connaître des changements au fil des années et certaines femmes remarquent que leurs manifestations prémenstruelles deviennent différentes ou plus présentes.
Cela ne signifie pas pour autant que chaque changement observé avec l’âge est nécessairement lié au SPM.
À partir de la quarantaine notamment, une autre période peut progressivement entrer dans l’équation : la préménopause.
SPM ou préménopause : quand les repères commencent à changer
La distinction n’est pas toujours évidente, car certaines manifestations peuvent se ressembler.
Fatigue, irritabilité, variations d’humeur ou sommeil perturbé peuvent être observés dans les deux situations.
Un repère peut néanmoins aider : leur relation avec le cycle.
Dans le syndrome prémenstruel, les symptômes reviennent généralement pendant la période qui précède les règles puis s’atténuent avec leur arrivée.
Lorsque les symptômes deviennent moins prévisibles, apparaissent à d’autres moments du mois ou s’accompagnent de modifications du cycle, la préménopause peut aussi être envisagée.
C’est justement pour cette raison qu’observer quand les changements apparaissent peut être aussi important que d’observer lesquels apparaissent.
→ SPM ou préménopause : retrouver nos repères pour faire la différence
Faut-il suivre ses symptômes ?
Pas besoin de transformer son cycle en tableau Excel à douze colonnes.
Pendant quelques mois, quelques informations peuvent déjà être utiles :
- la date des règles ;
- les jours où la fatigue est plus présente ;
- les changements d’humeur ou l’irritabilité ;
- la qualité du sommeil ;
- les éventuels inconforts physiques.
L’objectif n’est pas de surveiller chaque sensation.
Il s’agit plutôt de prendre suffisamment de recul pour voir apparaître un éventuel schéma.
Ce qui semble imprévisible au quotidien devient parfois beaucoup plus clair lorsqu’on l’observe sur plusieurs cycles.
Quand faut-il en parler à un professionnel de santé ?
Un changement dans vos symptômes ne signifie pas nécessairement qu’il y a un problème.
En revanche, si de nouveaux symptômes apparaissent brutalement, deviennent particulièrement intenses, persistent en dehors de la période prémenstruelle ou ont un impact important sur votre quotidien, il est préférable d’en parler à un professionnel de santé.
De la même manière, des changements importants dans vos règles ou votre cycle méritent d’être discutés avec lui.
L’objectif est notamment d’éviter d’attribuer automatiquement au SPM — ou aux hormones — quelque chose qui pourrait avoir une autre origine.
Faut-il adapter ce que l’on fait lorsque son SPM évolue ?
Probablement, au moins en se reposant la question de ses besoins.
Une solution choisie plusieurs années auparavant ne correspond pas nécessairement à ce qui vous gêne aujourd’hui.
Si auparavant votre principal inconfort était physique mais qu’aujourd’hui vous remarquez surtout fatigue et irritabilité, par exemple, votre besoin n’est plus exactement le même.
Avant de chercher une solution, revenir à une question très simple peut donc être utile :
Qu’est-ce qui me gêne réellement aujourd’hui ?
C’est également valable lorsqu’on envisage un complément alimentaire. Une formule devrait être choisie en fonction du besoin que l’on cherche à accompagner aujourd’hui, plutôt que simplement parce qu’elle porte la mention « SPM ».
→ Comment choisir un complément alimentaire pour le SPM ?
Pour aller plus loin
Le syndrome prémenstruel peut changer au fil des cycles et des années. Comprendre son propre rythme permet de mieux distinguer une évolution du SPM d’autres changements hormonaux.
Retrouvez tous nos articles et repères ici :
→ Découvrir le dossier Syndrome prémenstruel (SPM)
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